16/11/2014

La région du centre regorge d’artistes de talent

 David Minne, Deslestienne Alexia  (coloriste sous photoshop ) et Lajos Matyas (dessinateur d'origine hongroise, artiste en peinture et en sculpture) en font parti. Depuis plus d’un an, ce trio complémentaire travaille main dans la main sur un concept pour le moins intéressant et engagé.

 

Il existe beaucoup de supports artistiques sur lesquels travailler et exprimer ses idées. Se qualifiant de « trop dur envers son style littéraire », C’est la bande dessinée que David Minne a choisi. Il faut dire qu’il ne manque pas d’inspiration. En six mois, il a déjà accumulé plus de 500 sketchs et esquisses, mais pas seulement. Il envisage une BD où le dessin et le texte se mêleraient dans un concept 2.0 plus réfléchi. « Peut-être pas commercial mais peu importe. Le monde va assez mal et ce sera notre petite pierre à l'édifice fragile de sa guérison... », affirme l’auteur.

 

« Le germe initial vient d'une souffrance personnelle. Je n'arrivais pas exprimer une profonde tristesse liée au monde qui m'entoure. Et vint l'étincelle. La conception de départ, du premier produit, est assez longue. Il faut trouver et "asseoir" un concept en évitant de plagier une idée d'autrui. "

Engagé dans ses propos, comme dans son œuvre et sa vie quotidienne. « La BD engagée est une évidence. Je ne peux pas regarder l'Occident se déliter pour l'argent-roi en anéantissant la Nature et nos futures conditions de vie sans poser un acte minimum. Je n'ai pas de voiture (volontairement). Je mange peu de viande (volontairement)... La suite coulait de source. »

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Le projet a pris vie avec la rencontre du dessinateur. « J'ai rencontré Lajos lors d'une exposition à Soignies. Il y montrait ses peintures et ses sculptures sur bois. Je lui ai proposé de dessiner quelques brouillons. Il était réticent car peu confiant au départ.  J'avais besoin de lui pour me reconstruire et lui de moi pour se découvrir un peu plus. De brouillons en corrections, les planches ont pris forme. »

 

L’auteur  le sait, percer dans dans la BD est un chemin de croix mais quand le cœur y est, l’impossible n’est rien.

 

 « Nous passerons alors par une maison d'édition ou l'éditerons à compte d'auteur. C’est un projet qui nous tient particulièrement à cœur. Je dispose d'une réserve de planches pour dix à quinze albums. Peu importe le succès, on le fera pour notre épanouissement personnel.», conclut-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

20:49 Écrit par Mattia Imperiale dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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